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des formations diversifiées"
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La raison d'être des Journées Internationales de l'Institut
La journée "spécial Maroc" du 17 mars 2008
Les étudiants de retour de stage témoignent
La formation de travailleurs sociaux au Maroc
BASMA, Bretagne Amitié Solidarité Maroc
Centre de l'Enfance de Chantepie : expériences de partenariats avec le Maroc
Lancées le 25 octobre 2007, les Journées internationales de l'Institut visent à promouvoir l'activité internationale de l'IRTS de Bretagne. Elles favorisent l'information des étudiants, toutes filières comprises, pour les inviter et les accompagner dans leurs projets de mobilité européenne et internationale.
Marc Rousseau, Directeur des Etudes, résume l'esprit de ces journées "au nombre de trois journées par an, il s'agit, pour les étudiants et plusieurs formateurs, de se retrouver transversalement autour d'une problématique qui traverse des sujets sur lesquels l'IRTS de Bretagne travaille".
Sur l'année 2008-2009, ce ne sont pas moins de 40 étudiants qui partent effectuer leur stage à l'étranger, dans des pays il est vrai essentiellement francophones, aux côtes de l'Angleterre, l'Espagne et l'Italie qui accueillent aussi des stagiaires.
Depuis 2005, l'IRTS de Bretagne met particulièrement l'accent sur la dimension européenne et internationale de la formation de ses étudiants. Il est essentiel que les futurs professionnels du travail social tirent en amont parti de la richesse formative des stages à l'étranger : "Cette richesse est considérable, sans que les étudiants aient préalablement pris vraiment la mesure des expériences à vivre et des difficultés à surmonter ; il importe de témoigner sur ces stages expériences qui, il est vrai, peuvent parfois être fragilisantes. Mais l'IRTS de Bretagne œuvre à sécuriser cette expérience formative, développe des ressources de plus en plus importantes pour accompagner ses étudiants "expatriés" ".
Le 17 mars 2008, l'IRTS de Bretagne lance sa première journée internationale thématique, consacrée au Maroc. Organisée en partenariat avec l'Association BASMA "Bretagne Amitié Solidarité Maroc", cette journée s'explique de par les relations privilégiées qu'entretient l'Institut avec ce pays, notamment pour des raisons historiques, culturelles, mais également grâce au travail mené par certains formateurs, parmi lesquels Ahmed Lemligui.
Ahmed Lemligui, responsable de la filière de formation « Educateur spécialisé » poursuit : « Avec le Centre Français de Protection de l'Enfance, l'IRTS de Bretagne a organisé plusieurs sessions de formation au Maroc à destination de travailleurs sociaux ; par ailleurs, un voyage d'études de deux semaines est programmé en mai 2008 avec les étudiants « apprentis éducateurs spécialisés » 2ème année ; enfin l'Institut travaille à la consolidation de partenariats très forts avec le Maroc ».
Jenny Molina, formatrice, chargée de mission « International » est venue présenter le programme de la journée, en remerciant l'Association BASMA pour sa précieuse collaboration et en se félicitant de la présence de représentants de l'Université de Rennes 2 Haute Bretagne, afin de pouvoir échanger avec les étudiants de l'Institut.
La parole a ensuite été donnée à Pauline, Tanguy, Hassina... étudiants « éducateurs spécialisés » 2ème année de l'IRTS de Bretagne, de retour de quatre mois de stages passés au Maroc.
Les témoignages des étudiants s'accompagnaient d'un exposé liminaire sur la situation générale du Maroc (histoire, économie, religion, droits de l'homme, code de la famille...), sur l'évolution socio-économique du territoire, sur les caractéristiques des populations (enfants en situation précaire, enfants des rues...) accueillies par les structures (Association AMESIP notamment), ainsi que les principales actions communes aux centres d'accueil dans lesquels les étudiants ont réalisé leur stage formatif.
Les débats nourris avec l'assistance - près de 200 personnes ont répondu présents - ont porté sur les points suivants :
Ahmed Lemligui, formateur, participe activement depuis 2004 à la mise en place
Dressant un bref historique du contexte dans lequel est né le travail social au Maroc, Ahmed Lemligui a souligné les réelles libertés et capacités aujourd'hui au Maroc à reconsidérer les pratiques et les questions sociales.

Le travail social au Maroc, bref survol
Ahmed Lemligui a ensuite mis l'accent sur la place accordée à la formation des travailleurs sociaux et au cas d'espèce de la collaboration engagée avec le Centre Français de Protection de l'Enfance.
C'est dans le cadre de ce partenariat que l'IRTS de Bretagne travaille depuis 2007 à la mise en place, avec le Département "Sciences sociales" de l'Université d'Oujda, d'une formation et d'un diplôme universitaire.
Mohammed El Amri, Président de l'Association BASMA, présente les objectifs poursuivis par les 60 membres de l'Association (enseignants, animateurs sociaux, chefs d'entreprise...) oeuvrant au métissage interculturel entre la Bretagne et le Maroc, au partage de connaissances et d'expériences.
Il s'agit de contribuer au développement d'un cadre solidaire entre la Bretagne et le Maroc, avec des interventions sur chacun de ces deux territoires :
L'Association BASMA dispose également au Maroc d'une structure auprès des femmes démunies (un centre d'écoute) et travaille à la création d'activités rémunératrices pour ces femmes.
Dans la cadre de cette journée internationale, l'Association BASMA a également exposé dans les locaux de l'Institut de nombreuses calligraphies.
L'intervention de Yves Bidon, Chef de service au Centre de l'Enfance de Chantepie et responsable du projet « Trans -Maroc » s'est déroulée en trois temps :
Yves Bidon a abordé les grands principes qui ont déterminé ce projet, à savoir "une conception de voyage au service de l'éducatif" stipulant que voyager "c'est aller vers la connaissance de l'autre et donc de soi et voyager c'est une source de changement de soi".
Les éducateurs qui accompagnent au Maroc les jeunes concernés par ce dispositif font le pari que "l'éloignement, l'ailleurs et cette parenthèse extraordinaire" favorisent des modifications de repères identitaires, relationnels et sociaux ,ce qui se vérifie au retour pour certains jeunes.
A chaque séjour organisé plusieurs fois dans l'année, trois à quatre jeunes accompagnés de 2 à 3 éducateurs partent et parcourent en mini-bus plus de 3 000 kilomètres. Ils ont préparé une remorque chargée de matériel et de vêtements à remettre au Centre de l'Enfance Lalla Amina, partenaire du CDE de Chantepie. Cette place pour les jeunes "en situation de don" leur permet de passer du "statut d'assisté à un rôle d'acteur". Les jeunes réalisent aussi des mini-chantiers de rénovation pour des associations et peuvent aller en stage de découverte chez un artisan en vue d'observer la fabrication de certains objets.
Ils pratiquent également des activités ludiques et sportives ( randonnées en montagne) et culturelles et sociales ( invitations chez des amis marocains, le hammam, les contacts dans la rue, les visites d'un musée, d'un jardin, d'une mosquée)...
Les questions posées par les étudiants ont porté en particulier sur les caractéristiques de la population concernée par ce projet Trans-Maroc, sur le travail éducatif avant le départ auprès de ces jeunes, pendant le séjour ainsi qu à leur retour.
"Le diaporama nous a fait rêver devant les paysages magnifiques du Maroc.Nous avons également vu des photos de jeunes aux visages rayonnants, membres d'un groupe d'amis, accueillis par des familles marocaines, dans l'échange et au travail pour rendre un service à l'autre et à la communauté. Nul doute que cette expérience aura marqué leurs adolescences et qu'elle restera un point d'ancrage dans leurs vies futures".